Coordonnées GPS : Latitude : 43.734024 Longitude : 5.371694
↓ La maison natale de Félicien David est à FR 84160 – Cadenet : ↓

11, rue Félicien David, anciennement rue des Imbes.

↑↑↑↑ Cadenet quand le ménage David s’y installe à la fin du XVIIIème siècle, en pleine Révolution française : ↑↑↑↑

Ce sont les deux petites fenêtres du dernier étage sous le toit principal qui signalent la chambre familiale où naquit Félicien David dans cette maison.
Façade sud, face à la plaine de la Durance : ↑
NB : La plaque commémorative posée par le Félibrige et les Cadenetiens en 1894 comporte hélas une erreur dans la date de naissance du musicien qui est non pas le 8 mai 1810, mais le 13 avril comme en attestent les archives municipales. Récemment, le Félibrige a aimablement envisagé de remplacer la plaque; mais à Cadenet on a préféré conserver la pierre originale qui à la suite de Frédéric Mistral a déjà été lue par des milliers et des milliers de passants… A plus de 2 siècles de distance, une différence de 3 semaines, une fois signalée, n’a plus de conséquence …
- Au rez de jardin : Cour ombragée d’un tilleul donnant sur l’impasse Est, avec au Sud le rempart et au Nord une grande remise + à l’intérieur une écurie + mezzanine + cuisine d’été + grande bergerie voutée, ayant communiqué autrefois sous la rue Félicien David avec les caves du voisin Nord + cellier, installé au fond dans ce qui fut une cuve à vin creusée dans la roche.
- Cette cour, portion de l’ancien chemin de ronde au dessus du rempart et en arrière cette remise, au-dessus de laquelle a été reconstruite la bibliothèque actuelle du logement principal, faisaient partie précédemment d’une maison voisine du n°11; mais qui était tombée en état de quasi-ruine jusqu’à sa reprise, adjonction au n°11 et rénovation par Jean Mehu en 1990 et années suivantes.
- Au rez de chaussée : Habitation principale comprenant Entrée + escalier colimaçon vers la bergerie au niveau inférieur + Bibliothèque + Salle de séjour donnant sur le balcon filant dominant la plaine + Cuisine + Chambre au Sud et Salle d’eau.
- Au 1er étage, auquel on accède par la petite porte du n°11 bis : Escaliers et couloir desservant d’abord un grand grenier qui fut une magnanerie (élevage de vers à soie), puis l’escalier d’accès au niveau supérieur + sur l’avant un Appartement de service se composant d’une pièce à vivre dotée d’une cuisine américaine**, d’une chambre (ces deux avec fenêtres sur la plaine)*** et d’une salle d’eau et toilettes donnant sur l’arrière.
- **C’est dans cette pièce qui autrefois servait de chambre commune pour tous les membres de la famille David, que naquit le petit Félicien.
- ***Cette pièce était à l’origine la cuisine du logis des domestiques comme en atteste la pile de pierre encore encastrée dans le coin SE et le restant de cheminée visible au mur Est.
- Pour accéder à leur logement de service, les membres de la famille David devaient traverser la magnanerie pleine de vers à soie et autres bestioles…C’est donc à cet étage très insalubre que naquit et survécut Félicien : entre la vermine des vers-à-soie et les fientes du pigeonnier, sans compter les crottes des poules et des lapins que l’on élevait aussi au sous-sol jusqu’encore à la fin des années 1940… Sur six naissances, les parents de Félicien perdirent en bas âge trois enfants et Marie David, la mère, finit par mourir en 1814 à 34 ans de fièvre dite puerpérale, c’est-à-dire d’infection généralisée suite à un accouchement, son dernier nourrisson, Cécile-Justine, ne lui survivant d’ailleurs que de quelques semaines…
- Au niveau 2 : Atelier d’artiste donnant sur le panorama de la plaine de la Durance depuis la montagne Sainte Victoire jusqu’à l’abbaye de Silvacane. Jouxtant une petite terrasse encastrée dans la toiture face au Sud et au même panorama.
- C’est là qu’était le pigeonnier (depuis la Révolution française, chacun avait le droit d’en avoir un) où se récoltait très assidument « la colombine », la précieuse fiente des pigeons, engrais très recherché pour les cultures…

↑ Dessin de la maison natale de Félicien David à la fin des années 1890 par le Dr. César Jacquème dans son Histoire de Cadenet (page 546 bis) : Cette maison fut sur plusieurs générations la maison familiale d’une branche des Jacquème* : ↑
*Le père du dr Jacquème y était né en 1798.












Stucco XIXème au dessus de la cheminée du séjour du rez-de-chaussée montrant le vigneron nettoyant un tonneau sous sa treille chargée de grappes de raisin…
Cadastre XXIème siècle : Parcelle 94
. 2 planches d’analyse historico-architecturale des niveaux n+1 et n-1
de la maison natale : produites par Jean Mehu (ancien propriétaire et restaurateur) dans son Histoire du Luberon : https://histoireduluberon.fr/

